jeudi 11 mars 2010

Panda Bear @ Cabaret Sauvage






Noah Noah, tu es un génie musical mais là tu m’as tuée. Va falloir revoir tes social skills.
Je ne sais pas ce que c’était, mais certainement pas un concert... Un nouveau concept peut-être ? Panda Bear était tellement impliqué dans sa musique qu’il en oubliait le public face à lui. Seul au monde, il nous faisait part de ses propres expériences, puisant dans des sonorités des plus psychédéliques, caché derrière ses machines et sa guitare électrique. C’était intéressant, certes, suscitait de la curiosité, à la rigueur, mais on ne peut pas dire que c’était très stimulant.. Son album Tomboy sort le 10 Septembre prochain, je pense qu’il va falloir trouver une alternative pour promouvoir l’album.

dimanche 7 mars 2010

Les 25ème Victoires de la musique











« On va aux victoires ce soir ? Ah… ».
Les Victoires n’ont jamais été la soirée la plus funky. C’est toujours très/trop long et la sélection, très « frenchy », laisse parfois à désirer. Ce prix est resté, comme bloqué dans le passé, avec par exemple une distinction qui persiste toujours entre les interprètes masculins/féminins de l’année. La liste des nominés hier soir ne m’enthousiasmait pas tant que ça. C’est les 25 ans des Victoires ? Bon allez d’accord, on y va quand même.
Présidé par Charles Aznavour, ce 25ème anniversaire n’a pas été très mis en avant. C'est-à-dire que seules quelques vidéos relatant les moments forts des années précédentes nous le rappelaient.
Ce n’est pas pour autant que cette soirée n’était parsemée de moments forts. Hop, on ouvre cette 25ème cérémonie des victoires avec un hommage à Michael Jackson par une poignée d’artistes. A ma plus grande surprise la formation General Elektriks (le déhanché du bassiste étant reconnaissable parmi des milliards), M, Charlotte Gainsbourg qui nous a fait un Billy Jean plus parlé que réellement chanté, ainsi qu’Amadou et Mariam. Tiens, cette cérémonie sera peut-être plus actuelle que ce que je pensais. Cependant, l’enthousiasme redescend bien vite avec l’enchaînement des prestations des nominés dans la catégorie « Chanson Originale de l’année » : Helmut Fritz, Benjamin Biolay, Cœur de Pirate & Calogéro. Ah. C’était le prix le plus attendu, en ce que celui-ci était décerné par le public, et n’a été révélé qu’en toute fin de soirée. Beaucoup de suspense pour peu au final ; Cœur de Pirate remporte le prix de chanson originale de l’année. Super, on se la tape deux fois du coup. Le medley des chansons de Charles Aznavour pas génial non plus, interprété par des artistes inconnus issus de télé réalité (mis à part Maurane et Biolay), tous de noir vêtus (non non il n’est pas encore mort), le talent d’Aznavour tout de même reconnu par le public avec deux standing ovations.
Mais Aznavour n’est pas le seul à avoir été ovationné. Et rien que pour ce moment, la soirée valait indéniablement le coup : la prestation de Stevie Wonder. Orné de sa médaille reçue le jour même par Frédéric Mitterrand, il nous a offert un réel spectacle, déchaînant tout le public.
Avec un medley de ses plus grands tubes, il a fait l’unanimité. L’ensemble du Zénith s’est levé pour danser au rythme de ses chansons, et cela était bel et bien le moment fort de la soirée. Il finit sa prestation par une touche d’humour ; ayant le prix entre ces mains « wow, let me see this » nous dit-il en enlevant ses lunettes noires.
Bien que la grande majorité des artistes m’ont tout de même laissé insensible, notamment ceux qui sont sortis les plus récompensés, avec deux Victoires : Olivia Ruiz (Artiste interprète féminine, Vidéo-Clip), Benjamin Biolay (Artiste interprète masculin, album de l’année), Izia (Album Rock, Artiste révélation scène), on a eu le droit à d’autres moments forts et marquants, avec les prestations de M, Pony Pony Run Run, Yodelice et Revolver.
« Vous pouvez faire attention à vos jambes s’il vous plait, il va y avoir du passage » nous dit un assistant de la production. « Huh ? ok ». Haha. Et quel passage ! 2 minutes après, c’est un M déchaîné qui manque de m’écraser les pieds. Déambulant dans les allées du Zénith, il a su rebooster la soirée créant une euphorie générale, en interprétant Mister Mystère issu de l’album éponyme. Revolver s’est aussi démarqué par son énergie, on les a découvert beaucoup plus « rock » que d’habitude, avec un « get around town » plus dynamique, et cela n’est pas plus mal.
Niveau ambiance, on va tenter d’oublier le « joyeux anniversaire » d’une des présentatrices, « La chanson Bagdad » de Delarue qui voulait faire allusion à « Manhattan Kaboul », le gros bide d’Hugues Auffray qui tentait de faire un discours singulier. En revanche resteront ancrés les « putain » à répétition d’Izia et l’hommage émouvant à Bashung.
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-Olivia Ruiz (interprète féminine de l’année/ Vidéo-Clip)
- Pony Pony Run Run (Groupe révélation du public).
- Yodélice (Album révélation).
- Benjamin Biolay ( interprète masculin de l’année/album de l’année).
- Oxmo Puccino (album de musique urbaine).
- Bashung (DVD musical).
- Izia (album rock, révélation scène).
- Birdy Nam Nam (Musique électronique).
- Cœur de Pirate (chanson originale).